Soyons bâtisseurs pour le Royaume de Dieu

Prédicateur : Christian PRADEL

Date : dimanche 22 septembre 2019
Références : Psaume 106

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Aujourd’hui, il y aura de courtes lectures, partages et témoignages. La prédication sera constituée de trois méditations.

1ère méditation (Psaume 106 : 1-3 ; 6-7)

Sortons de notre ingratitude et soyons justes !

« Louez tous l’Éternel ! Célébrez l’Éternel car il est bon, car son amour dure à toujours. Qui saura dire tous les exploits de l’Éternel ? Qui saura publier toute sa gloire ? » (1-2)

Voici notre première méditation. La première partie de la prédication de ce dimanche. Ce Psaume débute par la louange et la reconnaissance que Dieu est bon, rempli d’amour mais aussi glorieux. La particularité de ce Psaume c’est qu’il retrace avec un nombre important de versets l’infidélité de son peuple. On parle là du peuple d’Israël…

Ouf, il ne s’agit pas de nous, ni de son église. On est sauvé !!!! J’acquiesce avec vous. Nous sommes sauvés, en tout cas cela concerne ceux qui ont mis leur confiance dans le Dieu d’Israël qui a envoyé son fils Jésus-Christ. Il a effacé la dette ; la condamnation, due à notre nature pécheresse qui ne sait faire qu’une seule chose : pécher.

Savez-vous, et c’est ce que Paul nous enseigne dans les 8 premiers chapitres de Romains, que notre nature est incapable de plaire à Dieu et d’être en harmonie avec lui ? Notre nature est dévouée à une cause et douée pour une chose. Elle est créatrice de péchés, c’est-à-dire des pensées, des actes, qui s’opposent aux pensées et aux actes de Dieu dans sa création. Là, on est bon ! C’est comme inné chez nous. Et c’est parce que le péché fait partie de notre nature que nous sommes doués pour commettre des péchés de toutes sortes.

Lorsque ce Psaume parle de l’infidélité du peuple de Dieu, cela concerne non seulement Israël, mais aussi le peuple de Dieu sur cette terre que forme l’église. L’histoire de l’église nous montre aussi qu’elle a suivi les traces du peuple d’Israël. Et donc ce Psaume est d’actualité, même si le sujet nous déplaît… Va sans dire qu’il n’est pas agréable d’entendre ces choses.

Bon d’accord, mais que faisons-nous avec tout ceci ? Examinons d’un peu plus près ce Psaume. Et nous serons surpris de constater que Dieu n’est pas celui qu’on croit. Il n’est pas le père fouettard, ni le père je laisse tout faire. Il est un père qui se donne pour nous, qui « saigne » pour nous délivrer de nos souffrances, de nos folies, de nos violences, de nos désobéissances. Il se donne, il abandonne son grand Palais où paix et joie règnent, pour se retrouver au milieu d’un sacré bazar, notre terre en plein chaos avec ces humains qui l’entretiennent tout en souhaitant sortir de ce marasme.

Et pourtant, Dieu commence par nous dire, en dépit de notre péché, cette béatitude « Heureux tous ceux qui respectent le droit et qui font en tout temps ce qui est juste » (v3). Il ne désespère pas. Et pourtant il connaît bien ce qui se passe en nous. Ce que nous sommes.

Il est en train de nous dire « Faites toujours ce qui est juste ». En le vivant vous serez heureux. Car Moi, l’Éternel, je veux que vous soyez heureux !

Il n’oublie pas et sait très bien en disant cela que nous sommes aussi ingrats. Il nous le dit par la bouche de son serviteur qui s’en rend bien compte. Et nous, est-ce que nous nous en rendons bien compte ?

Nous devons donc entendre ceci : « Nous avons péché comme nos ancêtres, nous avons fait le mal, nous sommes coupables. Nos ancêtres en Égypte n’ont pas compris tes miracles, ils ne se sont pas rappelé le grand nombre de tes bontés, ils se sont révoltés près de la mer, près de la mer des Roseaux. » (v 6 et 7)

« Ce psaume évoque le problème de l’ingratitude : « …ils ne se sont pas rappelé le grand nombre de tes bontés » (v. 7). Là se trouve la racine de tout péché humain : « Ils ne lui ont pas donné la gloire qu’il méritait en tant que Dieu et ne lui ont pas montré de reconnaissance » (Romains 1.21). Cela peut, de prime abord, ne pas sembler sérieux, et pourtant. Prenons l’exemple du plagiat : c’est à la fois un vol et un mensonge ; cela consiste à voler à d’autres ce qui leur est dû en créant l’illusion que vous êtes plus compétent(e) que vous ne l’êtes. »i

C’est ce que l’humain a fait à Dieu. Il s’est cru le créateur de sa vie et pense qu’il est seul dans ce monde à forger sa vie, qu’il n’y a pas de créateur. Et parfois, même ceux qui ont foi en Dieu se comportent comme s’il n’y avait pas de créateur et de Seigneur dans leur vie. Israël est, entre autres, un exemple à ce sujet.

« Le péché est une ingratitude d’une amplitude cosmique : il nous donne l’illusion que nous sommes capables de diriger et contrôler notre vie. En fait, chaque jour où notre cœur continue de battre, où notre pays ne subit pas d’invasion et où notre cerveau continue de fonctionner de façon optimale est, en réalité, un don immérité de Dieu. Nous devrions vivre chacune de nos journées banales, normales, sans incident en étant remplis d’une joie pleine d’émerveillement et de reconnaissance. »ii

Si nous apprenions, réapprenions, à laisser la vie de Dieu conduire notre vie, la vie de son Esprit toucher la vie de notre esprit. Que nous vivions de la vie de Dieu.

Elle nous dirigera avec une sagesse toute nouvelle et contrôlera notre vie avec notre esprit de façon puissante. Ce sera la liberté ultime, libéré de notre nature de pécheur. Oui c’est cela que le Seigneur veut pour nous déjà sur cette terre.

Chercher dans chaque parcelle de nos vies, tout ce qui contribue à être juste aux yeux de Dieu, que nous connaîtrons au moyen de sa parole. Je vous invite donc à reconnaître que Dieu est notre créateur et de le louer.

2ème méditation (Psaume 106 :12-14 ; 23)

  • Nous sommes pécheurs, nous avons besoin d’un intercesseur.
  • Nous sommes appelés à être intercesseur.

Je continue la méditation. C’est la seconde partie de la prédication, l’avant dernière. Du temps de Moïse, Dieu et intervenu de manière puissante, originale et miraculeuse même pour les tirer d’affaire. Pour tirer d’affaire son peuple. S’ensuit ce que le psalmiste nous dit au versets 12-14

« Alors ils ont cru à ses paroles, ils ont chanté ses louanges. Mais bien vite ils ont oublié ses actes, ils n’ont pas eu confiance en ses projets (ils n’ont pas attendu la réalisation de ses plans). Ils se sont livrés à la convoitise dans le désert, ils ont provoqué Dieu dans les lieux arides. »

Et c’est reparti pour un tour. On pourrait se reconnaître là, non ? moi malheureusement dans ma vie, je suis obligé, si je suis honnête, de reconnaître que c’est ce qui s’est passé.

« Chaque strophe de ce poème fait le même constat : les êtres humains ne vivent pas comme ils le devraient avec Dieu et les uns avec les autres. Peu importe tout ce que le Seigneur fait pour eux, cela ne change pas leur cœur : il reste imprégné d’ingratitude (v13). Et même, ils oublient. Ils sont imprégnés de désirs insatiables, de sentiment de supériorité envers Dieu, de jalousie et d’égoïsme (v14). Nous avons besoin que quelque chose se passe en nous pour nous sauver et nous transformer, car nous ne pouvons pas l’accomplir nous-mêmes.

Dans un film Superman Returns (le retour de Superman – Film de 2006), Lois Lane dit : « Le monde n’a pas besoin d’un sauveur. Et moi non plus. » Cela correspond au langage tenu par le cœur naturel de l’homme, et c’est profondément et irrémédiablement faux. »iii

Vous savez ce qui pourrait se passer et qui aurait aussi pu se passer du temps de Moïse, c’est que Dieu perde patience. Une seule chose face à ce gâchis de cette création : les détruire et refaire autre chose, comme il est écrit dans la suite du Psaume « Alors Dieu décida de les détruire » (v23).

C’est un peu comme si vous dessiniez et peigniez un tableau et qu’en avançant dans votre projet vous constatez que c’est raté. Oui, mais voilà, vous n’avez pas envie d’en rester là. Vous voulez réussir ce tableau. Dieu veut réussir avec son peuple, avec nous -même. Dieu, comme un peintre, va garder le tableau, le support, et repeindre dessus un autre motif. Comment se fait-il qu’Il prenne cette direction-là ?

Le verset 23 nous révèle ce qui fait que Dieu ne détruira pas son peuple. Nous pouvons être si mauvais et pourtant son amour dépasse ce qu’il devrait faire, c’est-à-dire nous détruire. Il a décidé d’appelé un avocat qui va plaider pour eux, intercéder pour eux, rendre justice. Lisons le verset 23 :

« Il parlait de les exterminer, mais Moïse, celui qu’il avait choisi, s’est tenu à la brèche devant lui pour détourner sa fureur et l’empêcher de les détruire. » (v23)

Moïse l’a fait, il est un type de Christ. Cela veut dire que ce qu’on voit dans sa vie et qui est consignée dans les Saintes Écritures est l’ébauche de ce que le Fils de Dieu va accomplir. Le Christ va pleinement remplir ce rôle que Moïse a accompli. Mais Abraham aussi est un type de Christ, à ce sujet-là, quand il prie pour Sodome :

« Abraham dit :

Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, et je parlerai une dernière fois. Peut-être ne s’y trouvera-t-il que dix justes.

Et Dieu dit :

A cause de ces dix, je ne détruirai pas Sodome… » (Genèse 18 : 22ss – Ici v32)

Voyez ! Abraham intercéda pour Sodome pour que Dieu ne détruise pas le juste qui y serait.

Le Christ est notre intercesseur. « Voilà pourquoi il est en mesure de sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, puisqu’il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur auprès de Dieu. » (Hébreu 7 : 25) Il prie pour nous afin que nous soyons sauvés, que nous soyons gardés, et que nous puissions être un peuple juste, aimant et glorifiant Dieu.

Et ceux qu’Il garde, il leur donne aussi ce commandement par l’intermédiaire de l’apôtre Paul : « J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes » (1 Timothée 2 : 1)

Nous sommes appelés à être intercesseur. C’est cela qui changera le déroulement de notre monde. Beaucoup d’hommes et de femmes feront la paix avec Dieu et retrouveront ce que Dieu a toujours voulu : Que nous soyons des enfants, des fils et des filles de Dieu qui le glorifient et qui soient heureux de vivre avec Lui, leur créateur.

« Bien souvent, l’Eternel les délivra, mais ils ne pensaient qu’à se révolter, et s’obstinaient dans leur faute. Pourtant, il considéra leur détresse quand il entendit leurs cris suppliants. Il se souvint pour leur bien de son alliance avec eux, et il renonça à les affliger car son amour pour eux était très grand. Il éveilla pour eux la compassion de tous ceux qui les retenaient captifs. (v43-46)

3ème méditation (Ézéchiel 22 : 30)

Les témoins de Christ intercèdent pour la libération des humains.

Je terminerai la prédication avec cette 3ème et dernière méditation.

Lisons Ézéchiel Ch. 22 : 30

« J’ai cherché parmi eux quelqu’un qui construise un rempart et qui se tienne debout sur la brèche, devant moi, en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas, mais je n’ai trouvé personne. »

Tant que cela nous est donné, prenons au sérieux la recherche que Dieu a décidé d’entreprendre. En effet, Il cherche un homme, une femme qui soient sur la brèche.

Si nous ne connaissons pas le contexte du temps d’Ezéchiel, nous pourrions croire que Dieu cherche un homme, une femme, quelqu’un, qui pourrait, comme Abraham et Moïse, plaider pour son peuple afin que Dieu ne le détruise pas.

Savez-vous qu’en ce temps-là, Dieu ne trouvera personne ainsi. Et même, pour être plus précis, les vrais prophètes de Dieu ne prendront pas ce rôle-là. Ni Ezéchiel, ni Jérémie pour nommer les plus important d’entre eux. Dieu a décidé, et cette parole est dure à entendre, Dieu a décidé que la destruction viendrait. Il a interdit à Jérémie d’intercéder pour son peuple.

« Quant à toi, Jérémie, ne prie pas pour ce peuple, ne prononce en sa faveur ni plaidoyer ni requête, n’insiste pas auprès de moi car je ne t’écouterai pas. » (Jérémie 7 : 16)

« Quant à toi, Jérémie, ne prie pas pour ce peuple et n’adresse pour lui ni plaintes, ni supplications. Lorsqu’ils m’invoqueront à cause de leur malheur, je n’écouterai pas. » (Jer 11 : 14)

« Mais l’Eternel me dit :

Même si Moïse et Samuel se tenaient devant moi pour prier pour ce peuple, je ne me soucierais pas d’eux. Chasse-le de ma vue, qu’il parte loin de moi ! » (Jérémie 15 :1)

Pourquoi donc Dieu est-il déterminé à détruire ce peuple ? Alors qu’en lisant leur histoire on se rend bien compte que Dieu les épargne, les sauve, les guérit.

Seulement la déchéance a atteint un tel niveau que rien ne saurait s’opposer au flot de la colère divine.

« Le peuple du pays commet des actes de violence et des vols, il exploite les pauvres et les indigents ; on opprime l’étranger au mépris de ses droits… C’est pourquoi je répandrai ma fureur sur eux » (Ez 22 : 29)

Si je tiens ici un tel langage, je suis convaincu que, dans ce que je viens de dire, vous êtes du bon côté, celui du salut.

Mais ce qui a été vécu du temps d’Ézéchiel est un signe, un avertissement de ce qui arrivera dans la fin des temps. Et nous le sommes dans cette période de fin des temps.

L’apôtre Jean, dans l’Apocalypse nous dépeint cette effroyable vérité. Dieu permet des événements qui sont des interventions de sa part, qui sont des fléaux, de différentes natures. Ils sont donnés comme une dernière possibilité pour l’homme de revenir à Dieu.

C’est comme lorsqu’une personne est étendue par terre en train de faire un arrêt cardiaque ou simplement pendant une opération vitale.

L’intervention de dernière urgence est l’utilisation du défibrillateur cardiaque. Il peut relancer le cœur, il donne une chance au patient de revivre.

Certains, malgré les fléaux que Dieu envoie, ne reviennent pas à lui.

« Mais le reste des hommes qui avaient survécu à ces fléaux, ne renoncèrent pas à leurs façons d’agir ; ils ne cessèrent pas d’adorer les démons ainsi que les idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois, bien qu’elles soient incapables de voir, d’entendre et de bouger. Ils ne renoncèrent pas à leurs meurtres, à leurs pratiques magiques, à leur immoralité et à leur malhonnêteté. » Apo 9 : 20-21)

Les jugements et fléaux dans l’Apocalypse sont comme plusieurs utilisations du défibrillateur sur l’humain qui se meurt. Les coups sont rudes, cela fait mal. Il faut bien doser la machine.

Il s’agit d’un boîtier longtemps réservé aux urgentistes qui comporte une source d’électricité interne qu’il peut transmettre au torse humain par l’intermédiaire de 2 palettes conductrices.

L’électricité transmise va arriver au cœur, ce qui va en quelque sorte le réinitialiser sur le plan électrique.

Lorsque les palettes sont collées sur la poitrine du patient, l’appareil établit tout d’abord un diagnostic, puis il calcule et détermine les paramètres du choc à délivrer en fonction de la taille du thorax et de la phase respiratoire :

  • Un choc trop faible ne suffirait pas à défibriler correctement ;
  • À l’inverse un choc trop important risquerait d’endommager le cœur.

Dieu a fait le diagnostic de l’humanité. Il sait où nous en sommes de « notre arrêt cardiaque ». Il veut nous délivrer, personnellement, mais aussi son église, tous les êtres de ce monde. Il va utiliser la dose utile pour nous. Ce sera le choc utile. Dieu nous envoie parfois le choc utile pour que nous revenions à la vie, revenions à lui.

Dieu envoie des personnes particulières qui vont alerter leurs congénères afin qu’ils évitent les crises qui mènent à la mort et pour qu’ils vivent. Il y a des personnes particulières qui vont permettre d’éviter ces catastrophes. Ce sont les témoins du Christ qui sont appelés à cela. Ils ont la mission d’avertir, d’appeler à Christ qui sauve et délivre. Intercéder en faveur des humains, en faveur de son peuple aussi. Ceux qui intercèdent, qui sont sur la brèche, font partis de ceux qui vont intervenir dans ce monde pour empêcher la catastrophe complète. Ils vont participer à la délivrance des hommes et des femmes. Pourquoi ?

Parce que c’est Dieu qui les appelle à cela. Car Dieu nous aime tant, qu’il a même donné son fils afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il soit sauvé. Tant que Dieu ne nous interdit pas de prier pour les hommes et les femmes, c’est ce qu’il nous invite à le faire. Il nous enjoint de participer à la finale de la libération. Au dernier sauvetage de l’humanité.

La libération des hommes et de femmes de leur esclavage au mal, à la destruction et à la mort. Il nous enjoint de participer en ces temps qui sont les derniers à la libération des humains pour leur vie. C’est par la prière, l’intercession que nous participons à ce sauvetage du dernier temps. Cela nous concerne et concerne nos amis les humains.

« Priez sans cesse. » ‘1 Th 5 : 17)

« Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (Luc 21 : 36)

i Les Psaumes de Jésus – Chaque jour de l’année, Timothy KELLER avec Kathy KELLER, Ed. Ourania, Romanel-sur-Lausanne, 2017 – Ch 30 Septembre

ii Les Psaumes de Jésus – Chaque jour de l’année, Timothy KELLER avec Kathy KELLER, Ed. Ourania, Romanel-sur-Lausanne, 2017 – Ch 30 Septembre (suite)

iii Les Psaumes de Jésus – Chaque jour de l’année, Timothy KELLER avec Kathy KELLER, Ed. Ourania, Romanel-sur-Lausanne, 2017 – Ch 1 octobre