Ecologie et nature, qu’en dit la Bible ?

Connaissez-vous les 10 commandements suivants ?

  • Tu éteindras la lumière lorsque tu seras le dernier à quitter une pièce.
  • Tu prendras des douches courtes et non des bains.
  • Tu chaufferas ta maison à 19° dans les pièces principales et à 17° dans les chambres.
  • Tu achèteras des produits avec le moins d’emballage possible.
  • Tu n’utiliseras plus de lingettes jetables.
  • Tu trieras tes déchets.
  • Tu achèteras des fruits et légumes de saison, de préférence bio et local.
  • Pour les produits importés, tu achèteras équitable.
  • Tu iras chez le fromager avec ton Tupperware pour limiter les emballages.
  • Tu n’utiliseras plus ta voiture, mais tu prendras les transports en commun.

Depuis plusieurs années, les pays riches prennent conscience que nous polluons la terre et que nous épuisons ses ressources. On nous invite à des gestes « écolos » pour préserver la nature le plus possible, ou plutôt pour limiter les dégâts irréversibles déjà causés par l’homme. Qu’est-ce que la Bible nous enseigne à propos de la nature ? Le chrétien et l’Église ont-ils un rôle à jouer pour la préservation de l’environnement ?

  1. La nature est un cadeau de Dieu pour l’humanité

Voici ce que nous pouvons lire dans le livre de la Genèse, au chapitre 2, les versets 5 à 17 :

5 Lorsque l’Eternel Dieu fit la terre et le ciel, il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs ne poussait encore, car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol.
6 Cependant, une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol.
7 L’Eternel Dieu façonna l’homme avec la poussière de la terre. Il insuffla un souffle de vie dans ses narines et *l’homme devint un être vivant.
8 L’Eternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l’est, et il y mit l’homme qu’il avait façonné.
9 L’Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute sorte, agréables à voir et porteurs de fruits bons à manger. Il fit pousser l’arbre de la vie au milieu du jardin, ainsi que l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
10 Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras.
11 Le nom du premier est Pishon: il entoure tout le pays de Havila où se trouve l’or. 12 L’or de ce pays est pur. On y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx.
13 Le nom du deuxième fleuve est Guihon: il entoure tout le pays de Cush.
14 Le nom du troisième est le Tigre: il coule à l’est de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate.
15 L’Eternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour qu’il le cultive et le garde.
16 L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme: «Tu pourras manger les fruits de tous les arbres du jardin,
17, mais tu ne mangeras pas le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras, c’est certain.» 

La nature a été créée avant l’homme, mais elle n’avait pas encore donné de fruits et légumes, car Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir et l’homme n’était pas encore là pour cultiver le sol. Une fois l’homme créé, Dieu plante le jardin d’Eden et il y place l’homme. Ensuite, Dieu fait pleuvoir sur la terre et pousser des arbres qui donnent des fruits. Voici l’une des premières paroles de Dieu au verset 16 : «Tu pourras manger les fruits de tous les arbres du jardin ».

La suite du verset est une restriction, Dieu interdit le fruit d’un seul arbre. Mais avant la restriction, Dieu donne tous les autres fruits à l’homme. La nature est un cadeau de Dieu. Dieu plante un jardin pour l’homme afin que celui-ci se nourrisse. Ce constat nous invite à la reconnaissance. La plus grande partie de notre consommation alimentaire nous vient de la terre : le blé, le riz, les pommes de terre, les fruits et légumes, etc. Toutes ces choses ont été créées par Dieu et offertes à l’humanité.

  1. La nature est un bien confié à l’humanité

La nature est un cadeau, et l’homme en est responsable. Au verset 15 nous lisons : « L’Eternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour qu’il le cultive et le garde. » L’homme reçoit la responsabilité de garder le jardin, il a comme un rôle de gardien. Nous sommes invités à traiter la terre comme un cadeau précieux. Voici comment Dieu parle de la terre dans un autre passage de la Bible. Dans le Lévitique, chapitre 25, versets 3 à 7 :

3 Pendant 6 ans tu ensemenceras ton champ, pendant 6 ans tu tailleras ta vigne et tu en récolteras le produit. 4, Mais la septième année sera un sabbat, un temps de repos pour la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel: tu n’ensemenceras pas ton champ et tu ne tailleras pas ta vigne, 5 tu ne moissonneras pas ce qui proviendra des grains tombés de ta moisson et tu ne vendangeras pas les raisins de ta vigne non taillée. Ce sera une année de repos pour la terre.

Je ne suis pas spécialiste en agronomie. Certains diront certainement que c’est une bonne chose pour la terre de ne pas tout le temps être exploitée. Mais c’est intéressant de voir que Dieu parle de repos pour la terre. Dans la suite du passage, nous comprenons que le repos de la terre implique le repos de l’être humain. Dieu invite son peuple à s’arrêter et à constater que Dieu continue de pourvoir à ses besoins.

L’homme doit travailler pour se nourrir, mais attention, évitons de penser que notre salaire est le fruit de notre unique effort, c’est avant tout Dieu qui prend soin de nous. La nature est un cadeau et l’homme en est responsable, il doit respecter la nature.

  1. La nature souffre à cause de l’être humain

Tout a commencé avec Adam et Ève, au moment de la chute, c’est à dire, le moment où Adam et Ève désobéissent à Dieu en mangeant le seul fruit défendu. Dieu les avait prévenus, cette désobéissance aura pour conséquence la mort. C’est un peu comme quand on débranche un appareil électrique. Quand on se débranche de Dieu, on est voué à la mort, parce que c’est Dieu qui donne la vie.

Lorsqu’Adam et Ève désobéissent, toute la création subit un déséquilibre. À l’origine, le créateur, la création et les créatures étaient en harmonie. Mais une fois cette harmonie brisée, toutes les relations sont abîmées : la relation entre Dieu et l’humanité, la relation entre les humains, et même la relation entre l’être humain et la nature.

Imaginez que vous cassiez le pied d’une chaise. Vous ne vous dites pas : « c’est pas grave, il y a encore les trois autres ». Un pied cassé déséquilibre toute la chaise. Le péché d’Adam et Ève a déséquilibré toute l’harmonie présente dans le jardin d’Eden, si bien que Dieu a dû les chasser du jardin. La première conséquence du péché, c’était la mort. Mais voici une autre conséquence (Genèse, chapitre 3, versets 17 à 19) :

17 Il dit à l’homme: «Puisque tu as écouté ta femme et mangé du fruit au sujet duquel je t’avais donné cet ordre: ‘Tu n’en mangeras pas’, le sol est maudit à cause de toi. C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie.
18 Il te produira des ronces et des chardons, et tu mangeras de l’herbe des champs. 19 C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, et ce jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque c’est d’elle que tu as été tiré. Oui, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.»

À cause de la désobéissance de l’homme, la nature est maudite, elle produit des mauvaises herbes et elle donne difficilement des fruits et des légumes. Il est toujours possible de cultiver des tomates ! Mais cela demande un travail plus pénible. La terre est envahie par les mauvaises herbes et des maladies menacent les plantations, sans parler des rongeurs ou des insectes qui viennent manger le fruit sur le plant.

C’est à cause de ces difficultés qu’aujourd’hui les cultivateurs préfèrent utiliser toutes sortes de produits chimiques, afin de faciliter le travail. Suite à la chute, le travail de la terre est devenu difficile et l’homme essaie de contourner ces difficultés, mais cela se fait généralement au détriment de la nature et de la santé des hommes. Avant de voir comment la terre peut retrouver un équilibre, j’aimerais encore mentionner un autre point sur la nature.

  1. La nature est une révélation de Dieu

La nature étant un élément de la création, elle porte la signature du créateur. Tout être humain perçoit la création d’une manière ou d’une autre. Pour l’apôtre Paul, cette révélation suffit pour que l’être humain prenne conscience de Dieu. Voici comment il parle de ceux qui refusent de croire au créateur, il est assez direct dans ses propos (Romains 1.18-21):

18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui par leur injustice tiennent la vérité prisonnière,
19 car ce qu’on peut connaître de Dieu est évident pour eux, puisque Dieu le leur a fait connaître.
20 En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient depuis la création du monde, elles se comprennent par ce qu’il a fait. Ils sont donc inexcusables,
21 puisque tout en connaissant Dieu, ils ne lui ont pas donné la gloire qu’il méritait en tant que Dieu et ne lui ont pas montré de reconnaissance; au contraire, ils se sont égarés dans leurs raisonnements et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.

L’apôtre Paul affirme que tout le monde a conscience que Dieu existe puisqu’il se manifeste à toute l’humanité par sa création. Mais au lieu de glorifier Dieu, l’être humain se détourne de lui. On en revient encore au problème du péché. Je conclus par mon cinquième point qui fait le lien avec tous les autres points déjà mentionnés.

  1. La nature attend une restauration avec l’homme

L’homme a un devoir de prendre soin de la nature, mais attention de ne pas tomber dans la divinisation de celle-ci. La nature a été offerte à l’homme et on pas l’homme offert à la nature.

Nous avons un devoir de prendre soin de ce cadeau de Dieu, mais ne tombons pas dans une sorte d’adoration ou de religion où l’on s’estime être quelqu’un de bien juste parce que l’on trie ses déchets. Faire le bien, c’est bien plus que cela, c’est obéir à Dieu et c’est l’adorer LUI.

Le plus gros problème de l’homme, ce n’est pas la pollution, ce n’est pas la déforestation, ce n’est pas le pillage des ressources naturelles. Le plus gros problème de l’homme, c’est le péché. C’est à cause du péché que nous mourrons. C’est à cause du péché que la nature souffre. C’est à cause du péché que l’homme exploite de manière irresponsable la terre que Dieu lui a confiée. Quelle est la solution ?

Nous pouvons bien sûr adopter des gestes écologiques pour limiter les dégâts, mais comme mentionné plus haut, les dégâts sont irréversibles. La population mondiale va bientôt atteindre 10 milliards de personnes, les ressources de la terre sont de plus en plus endommagées et de plus en plus limitées. Que faire?

La Bible nous demande premièrement de nous tourner vers Jésus, car c’est lui qui règle le problème du péché, en nous pardonnant et en nous envoyant son esprit pour nous aider à obéir. Enfin, ce n’est pas l’homme qui va sauver la nature, c’est Dieu. L’homme doit prendre soin de la nature, mais il ne sauvera pas l’humanité ainsi.

Voici ce que nous lisons dans le livre de l’apocalypse, chapitre 21, versets 1 à 5 :

1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n’existait plus.
2 Je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux.
3 J’entendis une voix forte venant du ciel qui disait: «Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu].
4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu.»
5 Celui qui était assis sur le trône dit: «Voici que je fais toutes choses nouvelles.» Il ajouta: «Écris cela, car ces paroles sont dignes de confiance et vraies.»

Ceux qui ont accepté la vie offerte par Jésus se retrouveront sur une nouvelle terre avec un nouveau corps. L’équilibre entre Dieu, l’être humain et la nature sera retrouvé. Face à la mort, au péché et à la destruction de la nature, nous avons cette espérance que Dieu  lui-même restaurera toute la création.

Christian Huy