Les rois mages

Prédicateur : Daniel ALÈGRE

Date : dimanche 5 janvier 2020
Référence : Matthieu 2 : 1-12

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Que la lumière soit !

Prédicateur : Christian Pradel

Date : dimanche 22 décembre 2019
Références : Luc 11 : 33 - 36

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I. Introduction

Nous arrivons à la fin de l’année 2019. Alors je voudrai débuter ce message par ce qui a été dit au commencement et que nous trouvons dans les Saintes-Ecritures, la Bible. Savez-vous qu’elle fut la première parole de Dieu qui nous a été adressée ? Nous la retrouvons dans la Bible. Y avons-nous fait attention ?

C’est cette parole-là :

« Et Dieu dit alors : – Que la lumière soit ! Et la lumière fut. » Genèse ch1 : 3

Cette parole est la plus importante dans la Bible. Elle résume la raison de la création de Dieu. On la retrouve utilisée plus de 150 fois dans toute la Bible, présentée sous différentes facettes. Bien sûr, ici, Il parle de la lumière physique. Cette lumière que tout homme, toute femme, tous les animaux sur terre, dans les mers, dans le ciel, tous les végétaux, tout ce qui vit, et bien cette lumière-là, ils la reçoivent. Ils en ont tous besoin. Sans elle, c’est la mort assurée. Sans la lumière, il n’y a pas de vie et d’harmonie dans la création. Dieu a créé toute chose pour qu’elle s’intègre dans la lumière.

Dieu veut que nous prenions conscience que la lumière va au-delà de son apparence physique, la lumière possède une dimension spirituelle.

Le caractère physique de la lumière et ses effets sur la création ont une affinité et une correspondance avec le caractère spirituel de la lumière. J’entends par spirituel, ce qui touche au monde de l’esprit.

La lumière que nous voyons touche au monde physique, à l’univers. La lumière spirituelle, la lumière de l’Esprit de Dieu pourrais-je dire, touche au monde de l’Esprit de Dieu, à son univers, c’est-à-dire TOUT. Cependant Dieu nous interpelle dès le début sur un point essentiel : Il va séparer la lumière des ténèbres, car les ténèbres s’agrippent à la lumière, mais ne peuvent pas répandre quoique ce soit de lumière. Elles n’ont aucune affinité avec la lumière. « La lumière » du monde des esprits, par exemple, cherche à imiter la vraie lumière mais elle n’est que ténèbres.

« Dieu vit que la lumière était bonne, et il sépara la lumière des ténèbres. Il appela la lumière : « jour » et les ténèbres : « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin. Ce fut le premier jour. » Genèse Ch1 : 4-5

Il y a une lumière, mais une abondance de ténèbres. Le texte que nous allons aborder aujourd’hui va nous parler de la lumière, nous enseigner sur la lumière. Elle va nous parler des ténèbres qui entourent la lumière. Elle va nous parler de Christ et des ténèbres. Il s’agit des ténèbres des démons et des hommes. Nous allons voir l’avantage qu’il y a de mettre en valeur la lumière dans nos vies.

Si vous devez retenir une chose de ce message c’est ceci : La lumière guérit des ténèbres. La puissance de la lumière nous guérit de l’emprise des ténèbres sur nous. La lumière guérit car elle apaise, prend soin, et arrache tout ce qui détruit et qui produit l’inflammation dans nos corps et nos âmes. La lumière va donner à notre esprit son titre de noblesse qu’il a perdu et rendre ainsi à notre esprit l’honneur de sa puissance sur nos corps et nos âmes. La lumière nous guérit de nos dépendances, de nos addictions, de nos habitudes qui nous détruisent à petit feu, de nos colères, de notre violence, de nos désirs égoïstes, et la liste peut -être longue ici. La lumière a un pouvoir énorme pour nous amener à vivre en son sein, vivre de cette lumière. Rappelons-nous qu’il ait écrit dans Genèse « car Dieu vit que la lumière était bonne ».

Quelle est cette lumière ? Sans détour je vous le dis : Jésus est la lumière. Les évangiles mentionnent souvent que Jésus-Christ est la lumière

« Le peuple qui vivait dans les ténèbres a vu briller une grande lumière, et sur ceux qui habitaient dans le pays sur lequel planait l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. » Matthieu 4.16

« Il (Jésus) est la lumière pour éclairer les nations, il sera la gloire d’Israël ton peuple. » Luc 2.32

Je voudrai que nous parcourions un texte de l’évangile de Luc. On va le suivre, et vous allez voir comment les différentes facettes de la lumière nous seront présentées. Il s’agit de Luc 11 : 33-36

Personne n’allume une lampe pour la mettre dans un recoin ou sous une mesure à grain. Non, on la place sur un pied de lampe pour que ceux qui entrent voient la lumière.
Tes yeux sont comme une lampe pour ton corps. Si tes yeux sont en bon état, tout ton corps jouit de la lumière ; mais s’ils sont malades, tout ton corps est plongé dans l’obscurité.
Fais donc attention à ce que ta lumière ne soit pas obscurcie.
Si ton corps tout entier est dans la lumière, sans aucune partie dans l’obscurité, il jouira pleinement de la lumière, comme lorsque la lampe t’éclaire de sa clarté.

  1. Contextualisation du passage de Luc ch 11 : 33 à 36

  1. Survolons le plan du chapitre 11

Ce texte fait partie d’un passage plus large. Si nous le lisons dans le contexte de toute la section, nous pourrons mieux saisir ce que Jésus a voulu nous enseigner dans les versets déjà lus. Je crois que ces versets sont réellement à placer dans tout ce contexte. Quel est-il donc ?

D’abord précisons que toute cette section renvoie à des récits, des paroles, dans le cadre du parcours de Jésus qui se déplace de la Galilée vers Jérusalem. Cela veut dire qu’il s’approche des 2 moments ultimes qui l’attendent : la crucifixion et la résurrection à Jérusalem.

Au chapitre 11, les 4 versets qui nous intéressent font partie d’un bloc qui commence au verset 14 et se termine au verset 36. C’est là que Luc nous dit que les pharisiens, connaissant donc les Saintes-Ecritures, ont blasphémé. Ecoutons !

« (14) Un jour, Jésus chassait un démon qui rendait un homme muet. Quand le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule était émerveillée.
(15) Cependant quelques-uns parmi les témoins disaient : – C’est par le pouvoir de Béelzébul, le chef des démons, qu’il chasse les démons.
(16) D’autres, pour lui tendre un piège, lui réclamaient un signe venant du ciel. » Luc Ch 11 : 14 à 16

Vous avez, représenté sur le diaporama, toute la section avec 2 couleurs pour différencier 2 parties.

Jésus va répondre aux premiers (le verset 15) par les versets 17 à 26 et aux seconds (le verset 16) par les versets 29 à 36. Nous avons donc lu notre texte qui correspond à la réponse de Jésus à ces gens qui veulent le piéger en lui demandant pour cela un signe venant du ciel.

  1. Nous voulons voir un signe venant du ciel

Qui ne désire pas voir de grands signes et des prodiges ? Quand on regarde des séries TV sur Netflix ou même ces séries en Asie appelées Drama et qui inondent la curiosité de nos jeunes, voire même moins jeunes ici en Europe, nous sommes frappés de constater que de plus en plus de personnages principaux ont des pouvoirs étonnants. Les intrigues, le suspense, tournent autour d’événements inédits, voire surnaturel.

Il y a dans le fond du coeur de l’homme cette soif de dépassement, de goûter à quelque chose qui le dépasse et qui le transcende. Nous avons soif d’inconnu, soif d’expériences nouvelles à vivre. Cela, les producteurs et réalisateurs l’ont compris. Ils produisent des films qui y répondent.

Seulement, ce n’est pas le domaine du cinéma, du virtuel, qui répondra à cette attente. Ce n’est pas cela qui épanchera la soif du miracle, de l’extraordinaire.

Est-ce que du fait Dieu existe et qu’il n’est pas présent dans la vie de beaucoup, que le coeur de l’homme aspire au surnaturel et à des événements extraordinaires ? C’est fort possible.

Ainsi donc, les juifs demandent à Jésus un signe venant du ciel.

Jésus commence par annoncer le grand signe, ce signe unique, qui répondra à la demande qui lui est adressée. Nous lisons cela dans Luc ch 11 : 29 à 32. C’est le signe de Jonas. Comme Jonas, arraché à la mort, prêcha la repentance aux Ninivites, ainsi ce sera comme ressuscité que le fils de l’homme annoncera le salut au monde entier.

Ensuite, il parle de Salomon et revient encore au signe de Jonas qui s’intéresse à la ville de Ninive.

En fait, ni Salomon ni Jonas, n’ont accompli de miracles et de prodiges. Il a suffi de la sagesse de l’un et l’apparition menaçante du second pour gagner et pour émouvoir à repentance les païens, leurs contemporains.

En fait, Jésus est en train de soulever un problème qui concerne le peuple juif qui l’écoute. Leur coeur est malade, l’état moral du peuple est au plus bas. Il en est ainsi comme du temps de Jonas, comme du temps de Jésus, comme de notre temps.

Il y a beaucoup d’attentes spirituels à chaque génération. Que ce soit dans le passé ou maintenant, il y a toujours une soif de vie, une soif de sens et de sagesse, une soif d’esprit. Seulement, l’homme ne trouve pas en Dieu le contentement, car l’état de son cœur, comme celui du peuple du temps de Jésus est au plus mal. Les humains voient mal et cherchent donc sans discerner. Ils tâtonnent, que ce soit la sagesse de la vie, ou que ce soit la spiritualité. Et nous aussi.

Jonas a été un signe pour ses contemporains ayant compris qu’ils avaient besoin de changer de vie. Ils avaient compris la prédication de Jonas. De même la reine de Saba (l’empire Ethiopien de l’époque) a fait beaucoup de route pour écouter l’enseignement et la sagesse de Salomon. Et il y a plus grand que Jonas et Salomon. C’est Jésus. Oui Jésus fera comme eux, mais sa sagesse, son enseignement, sa prédication seront plus glorieux et remarquable.

Et de quelle manière Jésus va-t-il conclure sur cette question du signe dans le ciel ? En nous enseignant par les versets que nous avons lu au début, les versets 33 à 36.

On a l’impression que ce passage semble être là comme par inadvertance. Quel est le rapport entre le signe dans le ciel et Jonas puis Salomon ? Qu’est-ce que Jésus veut nous communiquer ?

  1. La lampe, les yeux, la lumière et le corps

4 mots vont être la matière principale qui forgera l’enseignement de Jésus. Ils vont être la réponse au signe tant attendue. De quoi s’agit-il ?

  1. Le verset 33 – La lampe et la lumière

« Personne n’allume une lampe pour la mettre dans un recoin ou sous une mesure à grain. Non, on la place sur un pied de lampe pour que ceux qui entrent voient la lumière. »

Le peuple aurait dû savoir, s’il était dans de bonnes dispositions, que Jésus était l’envoyé de Dieu, le messie, la lumière du monde.

L’exemple de la lampe qui est visible et non cachée afin d’être vue est très simple à comprendre.

Je pourrai dire aussi : Si vous utilisez une ampoule emballée dans une feuille d’aluminium, vous ne verrez rien quand vous appuierez sur l’interrupteur. Votre pièce sera toujours aussi sombre. Enlevez l’aluminium qui entoure, et l’ampoule illuminera la pièce.

Lorsque le soleil apparait à l’horizon, une personne qui a une vue normale ne va pas demander qu’on lui prouve que c’est l’astre du jour, ce soleil qui éclaire tout le monde. Son éclat devrait suffire pour lui. Faut-il un signe particulier pour cela ? Non, juste l’éclat qu’il voit devant lui, à l’horizon. Cette lumière, tout le monde en profite. Chacun sait ce qu’elle est.

Si tu entres dans le temple du temps de Jésus, tu vois le chandelier. Oui, dans le lieu Saint, tu y vois le chandelier et sa lumière. Celui qui s’approche de la présence de Dieu va rencontrer la lumière du chandelier, le porte lampe. Jésus-Christ est celui qui éclaire celui qui cherche à s’approcher de Dieu. Il est cette lumière qui paraît. Il a tout fait pour que cela devienne évident, et pour que chacun le voit comme la lumière.

Alors pourquoi les gens ne voient pas, de toute évidence, que Jésus-Christ est cette lumière ? C’est la question qui est traitée dans l’évangile de Jean au chapitre 1, versets 9 et suivants. Et c’est aussi au verset suivant qu’il va dire pourquoi.

  1. Le verset 34 – Yeux, lampe, corps et lumière

« Tes yeux sont comme une lampe pour ton corps. Si tes yeux sont en bon état, tout ton corps jouit de la lumière ; mais s’ils sont malades, tout ton corps est plongé dans l’obscurité. »

Que nous dit cette parole de Jésus ? Le problème vient, non pas de la lumière qui est visible puisqu’elle n’est pas cachée, mais de l’œil qui doit percevoir cette lumière. C’est l’œil qui donne au corps les informations sur ce qui lui est extérieur. Il communique aux membres du corps la lumière de la nature qu’il s’approprie. L’œil, c’est la lampe qui éclaire, qui éclaire notre âme, qui éclaire notre intelligence.

Jésus nous interpelle et nous questionne : Il est indispensable que nous considérions l’état de notre œil. S’il est en bon état, alors notre corps sera en harmonie avec la nature et avec ce qui l’entoure. Il en va de même aussi pour l’âme et notre esprit. Si ton âme, si ton esprit a une bonne vue de ce qui l’entoure spirituellement, ils seront prêts à bien fonctionner. Ton esprit sera en harmonie avec l’Esprit de Dieu. La lumière de l’Esprit de Dieu, c’est le Christ.

Les juifs auraient dû voir en Jésus, le messie, le Christ, mais ils ne l’ont pas vu ainsi.

L’organe de vue intérieur de l’humain, c’est le cœur. Il est le foyer moral d’où procède l’activité du sentiment, de la volonté, de l’intelligence, de l’imagination, de la mémoire, de toutes les facultés psychiques.

Si ce cœur est bien disposé et s’attache au bien et au vrai, il s’approprie la révélation de la vérité et de la sainteté divine. Il va ainsi communiquer la lumière, qui s’attache à la vérité et à la sainteté de Dieu, à toutes nos facultés. Mais si le cœur n’est pas disposé à recevoir cette révélation, il reste plongé dans la nuit et toutes les facultés avec lui. L’intelligence en particulier ne fonctionne plus qu’au service du mal et va à l’encontre du vrai (voir pour cela l’Epître aux Ephésiens, chapitre 4, verset 17 et 18).

Lorsque Jésus nous parle de l’œil qui est en mauvais état, il veut signifier que c’est être dans un état de dépravation ; c’est-à-dire que la personne reste dans les ténèbres. L’œil se porte mal, la personne ne voit pas la lumière et reste dans les griffes des ténèbres.

  1. Le verset 35 – Pureté de la lumière

« Fais donc attention à ce que ta lumière ne soit pas obscurcie. »

Le verset 35 est saisissant et important. Il est la pierre angulaire de tout ce passage. Il soulève une vérité concernant notre perception du monde, notre manière de comprendre le monde. Cette perspective est à mettre en rapport avec Dieu, avec la vision de Dieu.

Ce verset nous montre que ce que nous avons en nous, c’est ce qui va nous éclairer. On perçoit les choses d’une certaine façon, on va interpréter les évènements selon la vision que l’on a de la vie, de notre vie. Tout cela aura un sens pour nous et ce sera notre lumière.

Nous avons tous une lumière en nous. Si elle est le fruit d’un œil en bon état, cette lumière est bonne. C’est notre manière de voir, de comprendre qui détermine la nature de notre lumière. Si, par contre, notre lumière provient d’un œil en mauvais état et d’un coeur mal disposé que se passe-t-il ? Cette lumière qui éclaire et rend ta vie comme étant la seule qui vaille la peine d’être pour toi, car elle te semble être la bonne voie ; et bien cette lumière est en fait ténèbres.

Ainsi, il nous faut réexaminer l’étendue et l’épaisseurs de nos motivations, de nos choix intellectuels et spirituels. Il faut descendre dans les profondeurs de nos cœurs pour examiner ce qui nous empêche de discerner la lumière qui rayonne de la personne de Jésus-Christ et qui nous retient d’en faire notre lumière.

La révélation qui transforme un homme et une femme ne peut être effective qu’à partir du moment où leur coeur est disposé à s’ouvrir à Jésus-Christ, à choisir qu’il est la lumière. C’est une réelle démarche solennelle, entière, radicale, sans restriction, avec une foi paisible et une détermination profonde et éclairée. Il est vrai que ce qui est déterminant dans ce choix c’est notre attitude intérieure et moral, comme il est dit en Jean chapitre 3 versets 19 à 21

« … La lumière est venue dans le monde, mais les hommes lui ont préféré les ténèbres, parce que leurs actes sont mauvais. En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière, et il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses mauvaises actions ne soient révélées. Mais celui qui a une conduite conforme à la vérité vient à la lumière pour qu’on voie clairement que tout ce qu’il fait, il l’accomplit dans la communion avec Dieu »

  1. Le verset 36 – Corps, lumière et lampe

Nous finirons avec le verset suivant :

« Si ton corps tout entier est dans la lumière, sans aucune partie dans l’obscurité, il jouira pleinement de la lumière, comme lorsque la lampe t’éclaire de sa clarté. »

Jésus veut finir par une parole encourageante à l’adresse de ses disciples, de ceux dont le cœur a reçu la lumière. Observons donc la progression dans ce qui est dit là.

Soumettons à la lumière du Christ les parties de nos vies qui ne sont pas encore éclairées, que l’on cache encore. Quand l’homme se livre tout entier, sans aucune réserve, à l’action de la lumière, il devient lui-même intérieurement et extérieurement lumineux, comme un homme sur lequel un foyer de lumière projette son éclat. Comme la lumière d’une torche électrique qui l’éclaire dans la nuit (cf. 2ème Epître de Corinthiens, chapitre 3, verset 18 et l’Epître aux Romains, chapitre 8 verset 29).

Ainsi, il y a deux cas de figure.

  • Vous avez d’un côté, une personne qui résiste, car son cœur résiste, à la vérité divine qui s’est manifestée et qui est flagrant et repérable. Cette personne vit un obscurcissement graduel de son âme, aboutissant à la nuit totale, aux ténèbres sombres, entrainant à la réalité de la mort éternelle.
  • De l’autre côté, vous avez une personne qui, par l’ouverture du coeur à cette vérité, va vivre une série de purification successive de son être. Il va voir la lumière rayonner et il va découvrir la pureté et la puissance de ce qu’est la gloire de Dieu. Sans elle tout cela nous est inconnue et incompréhensible et même insoutenable.

Si on devait résumer le chapitre 11, nous pourrions dire ceci. Nous reprendrions ce que Jésus a dit :

« Je ne suis pas le complice de Belzébul, le maître des démons. Non, en moi, au contraire, le règne de Dieu est apparu au milieu de vous. Si vous possédiez un cœur qui aime plus la vérité que vous-mêmes, vous n’auriez pas besoin d’un miracle exceptionnel pour vous le prouver, pour comprendre cela. En m’écoutant, vous reconnaitriez la sagesse de Dieu. Ceux dont l’œil est sain, le reconnaitraient du premier coup d’œil. Aussi, tout leur être serait illuminé et transformé par mon apparition une fois reçue dans leur cœur. Leur cœur serait illuminé de ma présence et ainsi ma lumière donnerait du sens, du réconfort, du calme à leur cœur. La paix les submergerait. »

Nous serions comme la tour Eiffel que l’on voit de loin et dans le détail dans la nuit. Cette perfection provient du fait que la lumière rayonne de l’intérieur de sa structure et non une lumière extérieure qui l’éclaire. L’effet n’est pas le même.

  1. Conclusion

Je voudrais que nous nous encouragions par toutes ses paroles.

Le Christ reconnu en nous, reçu dans nos vies, fera œuvre de lumière en nous. Ne lui gâchons pas sa joie en laissant quelques parties de notre vie dans des zones d’ombre.

De plus, sa lumière va briller vers l’extérieur et cela se verra. Soyons courageux pour que la lumière de Christ qu’il a mise en nous soit visible autour de nous. C’est comme s’ils avaient éteint l’interrupteur d’une pièce. Ils ont éteint la lumière de Christ en eux qui empêche les autres de la voir. Si vous allumer l’interrupteur, alors cela donnera très certainement envie au cœur bien disposé de recevoir cette même lumière, à savoir Christ la lumière de Dieu. Christ, Dieu lumière.

Soyez bénis et baignés de sa lumière consolante, qui fait œuvre de purification, qui illumine notre vie autrement, et nous ouvre le chemin de la gloire de Dieu.




Oratrices : Christiane Bruguière & Véronique Jorgensen

Date : dimanche 15 décembre 2019
Références : Noé (Genèse chapitres 6, 7 et 8)
Culte tous âges : Ce culte a été enregistré
dans sa totalité

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Première partie :

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Deuxième partie :

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La fin du monde et la venue du Christ : quels signes et quelle attitude ?

Prédicateur : Evert VAN DE POLL

Date : dimanche 8 décembre 2019
Référence : Marc 13

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Le sujet de ma présentation ce matin est la fin du monde. Si j’ai choisi ce sujet pour aujourd’hui, c’’est pour deux raisons

L’actualité

D’abord l’actualité. Aujourd’hui, beaucoup de gens pensent que le changement climatique et surtout la montée des eaux vont déclencher une gigantesque crise, l’effondrement de tout le système économique et politique que nous connaissons. On parle d’un désastre mondial. Beaucoup de gens sont très inquiets. Certains souffrent de ce que l’on appelle « l’angoisse écologique ».

Des scientifiques étudient les scénarios. Il y a même une nouvelle discipline, la collapsologie. On nous prédit l’effondrement (‘collapse’ en anglais) dans dix tout au plus. Leurs prévisions ressemblent étrangement aux prophéties dans la Bible concernant la fin du monde.

Est-ce que vous croyez que le réchauffement climatique est le début de la fin du monde ? Je n’en suis pas sur. Certainement la fin d’un monde, la fin d’un certain mode de vie qui épuise les ressources de la terre et qui détruit les équilibres dans la nature.

La fin d’un monde ne veut pas encore dire la fin du monde. Quelqu’un qui croit à la parole de Dieu, peut être rassuré. Dieu n’abandonnera pas sa création. Dans l’alliance avec Noé il a promis de ne plus détruire la terre par des eaux.

En tant que chrétien je ne peux dire qu’il faut « sauver la planète ». C’est Dieu qui gardera sa création jusqu’à la fin. Notre rôle est d’en prendre soin. C’est plutôt l’homme qui a besoin d’être sauvé !

Ceci étant dit, la Bible dit aussi que le monde tel que nous le connaissons aura bien une fin. Il sera jugé, pas par les eaux, mais par le feu, c’est à dire le jugement de Dieu. Ce sera le début d’un monde nouveau, une création renouvelée, de nouveaux cieux et une nouvelle terre.

Avent

Cela m’amène à la deuxième raison pour laquelle je parle de la fin du monde aujourd’hui.

Au 4e siècle, les Églises ont commencé à célébrer la naissance de Jésus, pour plusieurs raisons que je n’ai pas le temps d’expliquer. Ce fut la fête de Noël, et elle est devenu l’un des deux principaux temps sur le calendrier liturgique chrétien.

Mais très vite après l’introduction de cette fête, les responsables de l’Église ont jugé bon de la faire précéder d’une période de quatre semaines, appelée Avent.

Car Noël est en quelque sorte une fête incomplète. Si l’on célèbre seulement la venue du Christ, le Fils de Dieu sur la terre dans le passé, on passe à côté du fait qu’il reviendra pour établir son règne sur la terre. Et l’on oublie aussi qu’il revient entre-temps, par son Esprit, dans le cœur de chaque personne qui lui ouvre son cœur.

Le temps de l’Avent a pour objectif cette triple venue du Christ.

C’est un temps d’attente, justement.

Dans la tradition chrétienne, on commence le temps de l’Avent par rappeler la promesse de l’avènement de Jésus-Christ à la fin des temps. Voilà ma seconde raison pour aborder le sujet de la fin du monde.

Quels signes ? Quelle attitude ? Marc 13

Je vais poser deux questions : quels sont les signes, et quelle attitude adopter ?

A partir de l’enseignement de Jésus sur ce sujet en Marc 13, le fameux discours sur la fin des temps qui se trouve aussi en Matthieu 24 et en Luc 21, avec des détails supplémentaires.

On dit souvent que Marc 13, tout comme les parallèles en Matthieu et Luc, est un chapitre archi compliqué et difficile à comprendre, mais quand on prend le temps de le lire à la lumière du Premier Testament, et que l’on fait attention au contexte, ce chapitre s’avère très compréhensible.

Ce matin je vais lire le texte et faire quelques commentaires seulement, histoire de lire entre les lignes.

L’occasion

Regardez ce temple ! Il sera totalement renversé

1Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: Maître, regarde, quelles pierres, quelles constructions! 2Jésus lui répondit: Vois-tu ces grandes constructions? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.

3Il s’assit sur le mont des Oliviers en face du temple. Et Pierre, Jacques, Jean et André lui posèrent en privé cette question: 4Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe annonçant la fin de toutes ces choses?

Interlude

Le temple et son esplanade, une merveille du monde antique

Les disciples sont dans l’admiration du temple. Cet édifice magnifique était en fait l’agrandissement du second temple, organisé par Hérode le Grand.

Les travaux ont commencé en 28 av. Jésus-Christ, et allait continuer jusqu’à 64 AD. Un gigantesque chantier où travaillaient des dizaines de milliers d’ouvriers, sans cesse.

Ce fut la plus grande construction de l’antiquité. Du temps de Jésus, les bâtiments et l’esplanade étaient encore en construction, mais déjà magnifiques.

Aussi impressionnants que les cathédrales, les gratte-ciel, les palais et les constructions de nos grandes villes.

Quand on les regarde, on pense : ils dureront toujours. Comme si l’homme se construit un ciel sur la terre.

Les pierres

Jésus saisit l’occasion

Ça doit être la fin du monde

Quand cela arrivera-t-il (la chute du temple) et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? (Matthieu 24,2)

Deux évènements : chute de Jérusalem et fin du monde

Circonstances très similaires.

L’un se produira pendant la génération de ses disciples, 40 ans plus tard.

L’autre se produira dans un avenir lointain, personne n’en connaît la date, même pas Jésus.

Signes de l’ordre général

Jésus mentionne quelques signes qui vont permettre aux disciples de discerner le temps.

D’abord des signes de l’ordre général. Les circonstances qui vont précéder la chute du temple, bientôt, sont à peu près les mêmes que celles qui précéderont la fin du monde, plus tard.

1. Séducteurs, faux messies

5Jésus se mit alors à leur dire: Prenez garde que personne ne vous séduise. 6Car plusieurs viendront sous mon nom et diront: C’est moi. Et ils séduiront beaucoup de gens.

21Si quelqu’un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas. 22Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes; ils opéreront des signes et des prodiges pour égarer si possible les élus. 23Soyez sur vos gardes, je vous ai tout prédit.

2. Guerres et catastrophes

8 Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs.

3. Persécution

9Prenez garde à vous-mêmes; on vous livrera aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues; vous comparaîtrez devant les gouverneurs et devant les rois, à cause de moi, pour leur servir de témoignage.

12Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant: les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir. 13Vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

Ne vous alarmez pas

7 Quand vous entendrez parler des guerres, ne vous alarmez pas, car cela doit arriver. Mais ce ne sera pas encore la fin.

Les signes généraux ne signifient pas encore que la fin du temple, ou que la fin du monde est arrivée. Quand de telles choses arrivent, nous ne devons pas être inquiets

Nous devons être plutôt vigilants, car elles nous rappellent que le monde où nous vivons aura une fin. Il ne peut pas durer.

10Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations. 11Quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d’avance de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné à l’heure même; car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint.

Signes précis de la destruction de Jérusalem : veillez et fuyez

1. Profanation du temple

14Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être.

En Matthieu Jésus ajoute que cette abomination dévastatrice a été annoncée par l’entremise du prophète Daniel, et qu’elle sera installée dans un lieu sacré (24,15)

En effet, Daniel avait annoncé la profanation du lieu saint dans le temple.

Ceci est arrivé lors de l’occupation des Syriens au 2e siècle avant Jésus-Christ. Les païens ont alors installé une statue de Zeus, le dieu suprême dans le panthéon grec, au cœur du lieu très saint. Et les Juifs étaient obligés de lui sacrifier des porcs, l’animal impur selon la Torah.

Cela a provoqué la révolte juive, sous la direction de la famille des Macchabées. Ils ont chassé les armées Syriennes et purifié le temple.

Jésus dit qu’une telle profanation va se reproduire bientôt.

2. Par des armées romaines

Luc ajoute un autre signe : Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa dévastation s’est approchée. Jésus parle bien évidemment des Romains. Ces soldats avaient la coutume d’ériger des statues de leurs divinités dans les lieux saints des peuples conquis. Ils allaient certainement les placer dans le temple de l’Éternel. Le siège de Jérusalem étaient donc le signe que cela se produirait bientôt. Les disciples devraient donc être vigilants.

Jésus leur dit : que le lecteur fasse attention.

3. Dans cette génération

Autre précision, ces choses-ci vont se produire quand certains disciples sont encore en vie.

30 Amen, je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive.

Dans la Bible, une génération signifie 40 ans à peu près. C’est exactement 40 plus tard que la prophétie va être accomplie

La prophétie accomplie, en 70 AD

En 66 AD commence la grande révolte juive en Israël. Les Romains vont l’écraser avec un incroyable cruauté. En 70 AD, après quatre ans de siège, ils ont envahi la ville, tué des centaines de milliers de Juifs et amenés deux million de Juifs comme esclaves. Le temple et toute la ville furent mis à sac.

Veillez et fuyez

Jésus n’avait pas seulement donné des signes pour discerner le temps, mais aussi une exhortation : veillez et fuyez la ville.

15 alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes; 15que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas et ne rentre pas pour prendre quelque chose dans sa maison; 16 et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. 17Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là. 18 Priez pour que cela n’arrive pas en hiver.

Le fuite de l’Église de Jérusalem

Les Juifs croyant en Jésus ont tous quitté la ville, pour se réfugier dans le désert, à Pelle. C’est ainsi que l’Église de Jérusalem a survécu à cette catastrophe !

Tous les autres auraient aussi pu être sauvés, s’ils avait cru à la prophétie de Jésus. En disant fuyez la ville, Jésus a montré qu’il voulait sauver un plus grand nombre.

Signes précis de la fin du monde

Après avoir donné des détails par rapport à la fin du temple, Jésus passe directement à la fin du monde, bien qu’il ait une grande distance entre les deux évènements dans le temps.

Déjà quand il annonce le temps de la fin du temple :

30 Amen, je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive.

Il ajoute dans le même souffle la fin du monde :

31Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas.

A part des signes de l’ordre général, Jésus donne aussi des signes précis que les disciples pourront discerner. Cela va leur aider à ne pas se laisser séduire par des soi-disant signes de la fin.

1. Détresse, grande tribulation

Il est intéressant de voir que les phénomènes de faux sauveurs, de guerres et de catastrophes et de persécution se sont intensifiés dans les décennies avant la chute de Jérusalem et la destruction du temple en 70 AD. Ils vont également s’intensifier dans les derniers temps avant son retour. Jésus appelle cette intensification une « grande tribulation »

19Car ce seront des jours de tribulation telle qu’il n’y en a pas eu jusqu’à maintenant de semblable depuis le commencement du monde que Dieu a créé et qu’il n’y en aura jamais plus. 20Et, si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, personne ne serait sauvé; mais il les a abrégés à cause des élus qu’il a choisis.

2. Signes dans le ciel

24Mais dans ces jours, après cette tribulation, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté, 25les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.

3. L’Évangile apporté à tous les peuples

10Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations.

Comparez Matthieu 24,13 : Alors viendra la fin.

4. Jérusalem plus sous domination des païens

Pas en Marc mais en Luc 21, « jusqu’à ce que… »

Quand ces quatre circonstances sont réunies, nous devons redoubler de vigilance, car c’est alors que la rédemption finale est proche. Bien évidemment, il y aura de faux messies qui vont abuser de cette situation pour séduire des croyants

C’est pourquoi Jésus ajoute un autre signe :

5. Personne n’en connaît le jour ni l’heure

36 Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père (seul).

Méfiez-vous donc de tous ceux qui prétendent connaître la date, et de tous les schémas des derniers temps

Signe clé : venue du Fils de l’homme, visible à tous

C’est pourquoi Jésus donne un signe encore plus concret, de sorte que nul croyant pourra se tromper

26Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire.

Matthieu ajoute que « toutes les tribus de la terre se lamenteront » (24,30)

Rassemblement des élus

27Alors il enverra ses anges et rassemblera ses élus des quatre vents, de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.

Ce sera une rencontre magnifique et glorieuse, au dessus de la terre dans le ciel, selon 1 Thessaloniciens 4,17

Notre attitude

Chaque chrétien est conscient du fait que Jésus va revenir pour instaurer son règne et de renouveler toute la création.

Quelle doit être notre attitude au regard de son avènement ? Elle se résume en trois impératifs: veillez, priez, servez le Seigneur.

1. Veiller

28Recevez l’enseignement de la parabole du figuier: dès que ses branches deviennent tendres et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. 29De même, vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que (le Fils de l’homme) est proche, à la porte… 33Prenez garde, veillez (et priez), car vous ne savez quand ce sera le moment.
34Il en sera comme d’un homme qui part en voyage, laisse sa maison, donne pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et commande au portier de veiller. 35Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin; 36craignez qu’il n’arrive à l’improviste et ne vous trouve endormis. 37Ce que je vous dis, je le dis à tous: Veillez.

Veiller veut dire :

S’attendre au retour du Christ et à la venue de son Royaume

Discerner les signes du temps

Reconnaître que le monde actuel ne durera pas à toujours. Nous n’avons que des demeures provisoires.

Garder une perspective biblique de l’avenir

Ne pas se laisser déstabiliser par des catastrophes dans le monde. Ne pas s’inquiéter. Faire confiance en Dieu.

La vie ne s’arrête pas avec cette vie terrestre. Nous avons un avenir qui va au delà de cette vie, même au-delà de notre vie éternelle au ciel après la mort. Un jour nous serons avec le Christ dans le nouveau monde et nous régnerons avec lui.

J’aime bien ce que David Pawson a écrit concernant ce chapitre et l’exhortation de veiller :

« Si vous continuez à adopter cette attitude, vous restez attentif aux bonnes choses, attentif aux signes de Dieu et non aux réalisations des gens. Vous attendez avec impatience la venue du Christ.

Tout vrai chrétien garde cela à l’esprit: Jésus revient. Nous regardons le monde et nous voyons comment elle dérive. Il n’est pas à la dérive vers nulle part, mais à la dérive vers une crise, à la dérive vers un point culminant, vers ce qu’un poète a autrefois décrit comme «l’événement divin lointain vers lequel toute la création se dirige».

Le monde se dirige vers le moment où la trompette sonnera et Jésus descendra du ciel et nous le rencontrerons. Ce sera un moment glorieux.

Quand le Seigneur revient, il doit nous trouver vigilants. Cela ne signifie pas que nous ne sommes plus autorisés à nous endormir. Cela signifie que lorsque nous allons nous coucher, nous devons nous rappeler qu’un jour une grande obscurité viendra, non pas parce qu’il fait nuit et qu’il est devenu sombre, mais parce que Jésus est en route. Alors, il viendra apporter la lumière de la gloire de Dieu dans ce vieux monde. »

2. Prier

33Prenez garde, veillez (et priez), car vous ne savez quand ce sera le moment.

Prier, pourquoi ? Plus les événements des derniers temps approchent, plus les chrétiens seront mis sous pression. Les faux enseignements mettent notre pensée sous pression. Les catastrophes mondiales font pression sur nos cœurs – vous pouvez devenir terriblement anxieux. Les persécutions exercent une pression sur notre volonté – la pression de ceux qui vous détestent parce que vous appartenez au Christ.

À cause de toute cette pression, nous devons prier.

Seigneur aide-nous à persévérer, à tenir bon, et à discerner les tentations

Dans toutes ces circonstances, nous pouvons compter sur son aide, et sur la présence de l’Esprit de Dieu dans notre vie. Il nous donnera le courage nécessaire, il nous inspirera les paroles justes, et les actes justes.

3. Nous occuper de nos tâches dans ce monde, ici et maintenant

Veillez, cela ne veut pas seulement dire, discerner les temps et s’attendre au retour du Christ, mais aussi : servir le Seigneur ici et maintenant, en prenant notre responsabilité dans le monde

34Il en sera comme d’un homme qui, partant en voyage, laisse sa maison, donne autorité à ses esclaves, à chacun sa tâche, et commande au gardien de la porte de veiller. 35Veillez donc, car vous ne savez pas quand viendra le maître de maison : le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou au matin ; 36craignez qu’il n’arrive à l’improviste et ne vous trouve endormis. 37Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez.

Nous sommes comme ces serviteurs, à qui le maître, Jésus-Christ, a laissé le soin de sa maison.

« Que devaient-ils faire ? se demande David Pawson dans son commentaire. D’abord, être prêts à tout moment, toujours disposés, mais aussi toujours en train de s’occuper de leurs tâches, de sorte que lorsque le propriétaire revenait, ils n’avaient pas à changer quoi que ce soit, pas à sortir du lit rapidement, mais continuer avec ce qu’ils étaient en train de faire. Le Seigneur doit nous trouver comme des serviteurs en train de faire ce qu’il leur a demandé ».

Qu’est ce que cela veut dire ?

En attendant sa venue, nous prenons soin du monde, de nos proches, de notre vie, mais sans se laisser accabler par les soucis du monde, et sans se perdre dans les rêves purement terrestres.

Nous participons déjà au règne de Dieu dans notre cœur, par conséquent, nous avons vocation à mettre en pratique les principes de son règne dans tous les domaines de la vie. Améliorer les conditions de vie, faire du bien dans la société, tendre vers un monde meilleur. S’isoler du monde en disant qu’il va à sa perte de toute façon, ce n’est pas l’attitude d’un chrétien responsable.

Mais en même temps nous ne sommes pas dupes de l’état réel de l’humanité. On ne se fait pas d’illusions comme si l’homme serait capable à lui seul de créer le nouveau monde que la Bible a mis en perspective. La venue de ce monde dépend en définitive du l’avènement du Messie, le Fils de Dieu.




Quand vous priez …

Prédicateur : Yves PIZANT

Date : dimanche 1er décembre 2019
Références : Matthieu 6 : 5 - 13

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Le don

Prédicateur : Eric DENIMAL

Date : dimanche 24 novembre 2019
Références : Genèse 22 : 1 - 13

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Peux-t-on demander des signes à Dieu ?

Prédicatrice : Yanna VAN DE POLL

Date : dimanche 17 novembre 2019
Références : Juges 6.25-40

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